Trainline plateforme leader de réservations de billets de train et de bus en Europe publie une étude réalisée avec Charles Rivers Associates sur les avantages des plateformes de mobilité en France.

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Présentée en avant-première lors du colloque « La concurrence, une opportunité de placer le voyageur au centre du ferroviaire ? » organisé par ADN Mobilités et l’AFRA au Sénat ce vendredi 23 janvier, elle démontre l’impact positif majeur des plateformes billettiques tiers sur l’économie du secteur, le pouvoir d’achat des Français et la transition écologique.

Alors que la France s’engage dans une « nouvelle donne ferroviaire » avec un investissement historique de 100 milliards d’euros d’ici 2040 et se donne pour objectif de doubler la part modale du rail d’ici 2030, le train doit devenir plus attractif que la voiture individuelle ou l’avion. Loin de fragiliser le système, les plateformes concurrentes à l’opérateur historique comme Trainline agissent comme des catalyseurs de croissance. Mais alors que l’offre se diversifie, un enjeu devient central : garantir la lisibilité et l’accessibilité de l’ensemble des offres pour les voyageurs.

C’est ce que démontre l’étude « Les avantages des plateformes de mobilité en France » réalisée par Charles Rivers Associates pour Trainline et met en avant quatre principales conclusions :

Première conclusion : une rentabilité préservée pour la SNCF

L’idée selon laquelle les commissions versées aux plateformes tierces représentent un manque à gagner pour la SNCF est une erreur d’analyse économique. Commercialiser un billet a en effet un coût, qu’il soit vendu en interne via une plateforme propriétaire ou par un acteur externe. En réalité, lorsqu’un billet est vendu par un tiers, la SNCF économise ses propres coûts de distribution (personnel, maintenance informatique, marketing).

L’étude montre que 65 % du montant des commissions versées aux tiers sont directement compensés par ces économies de coûts opérationnels. Aussi, une augmentation minime de seulement 0,23 point du taux d’occupation des trains (soit moins de 0,5 % de billets vendus en plus) suffit à annuler totalement tout éventuel surcoût. Or, l’expérience montre que les plateformes apportent bien plus de nouveaux clients que ce seuil critique.

Deuxième conclusion : une expérience client supérieure grâce à l’innovation

La préférence des voyageurs pour les plateformes concurrentes repose sur une valeur ajoutée tangible. Trainline propose un parcours d’achat optimisé : il ne faut que 12 clics et 4 pages pour réserver, contre 15 clics et 7 pages sur les outils de l’opérateur historique.

Cette efficacité est renforcée par des innovations constantes : outils d’intelligence artificielle, fonctions qui permettent de diviser un trajet pour réduire le prix, intégration des cartes de réduction et gestion simplifiée des voyages transfrontaliers… Ces services transforment l’acte d’achat en une expérience fluide, incitant les usagers à choisir le train plus souvent. Ils rendent également cette diversité d’offres réellement accessible aux voyageurs, en les connectant au-delà des frontières et des systèmes nationaux.

Troisième conclusion : la concurrence est un levier pour faire baisser les prix

La concurrence ne peut fonctionner sans une distribution transparente. Les plateformes tierces permettent aux voyageurs de comparer, sur un même espace, les offres de tous les opérateurs. Cette visibilité est cruciale pour les nouveaux entrants et exerce une compétition saine sur les tarifs. Elles répondent ainsi à un défi devenu majeur avec l’ouverture à la concurrence : la lisibilité et l’accessibilité de l’offre pour le grand public.

Si l’on prend l’exemple des données agrégées par Trainline depuis l’ouverture à la concurrence et l’arrivée de Trenitalia en France sur la période 2019-2023 sur Paris-Lyon-Milan :

. Paris-Lyon : les prix ont chuté de 43 % et les réservations ont augmenté de +334 % ;
. Paris-Milan : les prix ont chuté de 19 % et les réservations ont augmenté de +278 % ;
. D’autres tronçons de la même ligne ont également connu des hausses impressionnantes du nombre de passagers : Milan-Lyon +377 % et Turin-Paris +216 % (avant l’éboulement de l’été 2023).

Pour ce qui est de la période 2024-2025 sur la ligne Paris-Marseille : les prix ont chuté de 29 % et les réservations ont augmenté de +202 %.

À titre de comparaison, sur les liaisons où la SNCF dispose toujours du monopole ont vu les tarifs continuer d’augmenter. Sur la ligne Paris-Bordeaux par exemple, une hausse de +9 % a été observée entre les étés 2024 et 2025.

Quatrième conclusion : un impact environnemental décisif

Le report modal de la route vers le rail est le pilier de la stratégie climatique européenne. L’étude chiffre précisément ce gain : chaque augmentation de 1 % de l’utilisation du train au détriment de la voiture permet d’économiser 163 700 tonnes de CO2 par an. Ce bénéfice environnemental est estimé entre 12 et 28 millions d’euros d’économies annuelles pour la société.

En simplifiant l’accès au train, les plateformes tierces contribuent directement à ces objectifs de décarbonation. Même dans un scénario où elles atteindraient 20 % de part de marché, leur contribution à l’augmentation du nombre de passagers suffirait à justifier leur existence par le seul prisme de la sauvegarde du climat.

Pour Alexander Ernert, Directeur Général France de Trainline : « L’étude réalisée par Charles Rivers Associate pour Trainline souligne que la compétitivité du train face à la voiture et à l’avion repose sur deux piliers : une concurrence accrue entre les opérateurs et une distribution dynamique et innovante. Le développement des plateformes de mobilité ne se fait donc pas au détriment de la SNCF, mais au bénéfice de l’ensemble de l’écosystème. En contribuant à une distribution plus lisible et ouverte, les plateformes indépendantes contribuent également à construire une alternative numérique européenne solide dans le secteur du voyage. Enfin, en alignant les intérêts des consommateurs, des objectifs climatiques et de la performance économique, Trainline et les autres distributeurs tiers s’imposent comme les alliés indispensables du « nouveau pacte ferroviaire » français ».

Note méthodologique de Charles Rivers Associates

Ce rapport s’appuie sur des données fournies par Trainline ainsi que sur les chiffres issus de diverses études internes et externes commandées par l’entreprise. Des résultats d’enquêtes menées en Espagne et des recherches documentaires réalisées par le cabinet CRA complètent ces sources.

CRA a utilisé l’ensemble de ces informations pour réaliser l’analyse coûts-avantages des distributeurs tiers en France. Pour ce faire, nous nous appuyons sur des concepts économiques reconnus, tels que les surplus du consommateur et du producteur, ainsi que sur nos propres calculs afin de mettre les données brutes en perspective. Tous les chiffres cités dans ce rapport sont liés à des calculs plus détaillés et/ou à des sources présentées en annexe. Nous avons utilisé des études existantes comme base de travail dès lors qu’elles ont été jugées plausibles et fiables.

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